dimanche 6 juin 2010
A week in America part 4
Pas facile de poster quotidiennement quand on court d'une interview à l'autre. Surtout quand elles ont lieu chacune à un bout des Etats-Unis ! En choisissant de venir interroger Matthew Weiner puis David Simon, nous n'avons pas seulement fait un bon choix de personnalités. Certes, ce sont bien deux des showrunners qui font la fiction US actuelle, mais au-delà de cela, ce choix nous a surtout permis de montrer deux Amériques totalement différentes. A L.A, tout brille ou presque. L'industrie vit dans une bulle. Cette situation lui a permis de produire des oeuvres d'une qualité insensée dont Mad Men fait bien évidemment partie. Mais comparée à l'oeuvre de David Simon, le reste fait bien pâle figure. Les interviews des deux créateurs n'ont fait que confirmer tout cela. Matthew Weiner a fait son job. Il a raconté avec efficacité ce qui faisait aujourd'hui la force du câble et plus généralement de la fiction télé. Je sais que c'est un thème qui agace certaines personnes mais avoir treize heures pour développer un monde et pouvoir renouveler cette expérience plusieurs, seule la télé peut faire ça. David Simon a fait son boulot lui aussi mais on sent dans cet homme une honnêteté et une envie de dénoncer ce monde qui ne tourne pas rond d'une force inégalée aujourd'hui dans la télé US. Les bureaux de Mad Men sont impeccables, la maison de David Simon est un peu en désordre. La Public relation nous demande de ne pas filmer certains détails du bureau. David Simon nous demande de ne pas réveiller son bébé de neuf jours. Il y a vraiment deux amériques.
jeudi 3 juin 2010
A week in America Part 3

J'ai l'impression d'être parti en vacances. Par pour l'ambiance (très studieuse et appliquée de notre côté) mais plutôt pour les kilomètres. Nous avons fait au moins deux cent kilomètres (presque une moitié de plein). Le tournage de travelling à bord de notre minuscule voiture (merci la prod) nous a pris une bonne journée (9-19h). Des tours de Downtown L.A aux plages de Malibu (où Olivier s'est fait traité de Paparazzi !!!) nous avons filmé Los Angeles de long en large et même en vertical. Quelle ville passionnante. Bruyante, confuse mais au final proposant toujours quelque chose de nouveau pour le regard. Aujourd'hui montée à Griffith Park pour filmer la ville de haut. Une mosaïque effrayante de 600 km2 (Paris : 99 km2). David Simon nous recevra samedi à 14.00. Cool.
mercredi 2 juin 2010
A week in America Part 2

Bon, je vous passe le voyage dans la bétaillère qu'est un Boeing 777. 11h de vol pour débarquer à L.A en début d'après-midi. Il fait un petit 24° C humide et nous débarquons à notre hôtel, le très branché The Standard. Là, on est un peu déçu. Les chambres sont belles mais le lobby est un peu ringard. Canapé qui s'affaissent et sono omniprésente. Les emails sont tous positifs. Matthew Weiner est prêt à nous recevoir. Quelques détails restent à régler avec David Simon. Dans l'avion à côté de nous, un homme chauve et pensif tape frénétiquement sur son Powerbook. Nous finissons par lui expliquer ce que nous venons faire là. Je lui explique que je suis auteur pour la télévision et que parfois j'endosse la casquette de journaliste. Il sourit, pour lui c'est exactement l'inverse !!! L'homme nous laisse ses coordonnées. C'est comme ça Hollywood. Bon, là, il est 2h58 heure française. Les yeux sont lourds et notre journée est loin d'être terminée. Il faut découvrir l'hôtel et partir à la recherche de quelques plans signifiants. On travaille 24h/24. Des vrais Mad men !!!
dimanche 30 mai 2010
A week in america (part one)

Bon, ça faisait juste six mois que j'attendais. Au départ, je devais me rendre sur le set de "Treme", la nouvelle série de David Simon, l'un des grands créateurs de la télévision actuelle, un grand créateur tout court d'ailleurs. Mais des contingences industrielles entre diffuseurs, acheteurs, possesseurs de droit ont repoussé la décision à l'infini. Je passe sur les dizaines d'emails à essayer de prouver ma bonne foi, ma connexion perso avec David Simon, les courbettes et les passages de pommades, aujourd'hui le feu est au vert. Je pars en Amérique rencontrer David Simon et comme un bonheur ne vient jamais seul, Matthew Weiner s'est invité dans la danse. Ce monsieur a juste écrit ces dernières années quelques-uns des meilleurs épisodes des Sopranos avant de créer Mad Men. Moi, je dis juste : respect. La petite conséquence de tout ça, c'est que nous devons nous rendre west coast avant de revenir sur Baltimore et l'univers simon-wiresque. L'heure est à l'impression des billets électroniques, du vidage de sac pour mieux le remplir. Ça vous tente ?
mardi 25 mai 2010
Bloc-note
• Ai commencé Breaking Bad 3. Toujours très bien peut-être un peu trop sombre parfois. La série continue à son rythme et avec des thèmes bien à elle. Là, où FNL joue le naturalisme, BB (Breaking Bad) est plus maniérée. Elle ménage des effets et du suspens. Bryan Cranston ne nous étourdit plus autant qu'avant. Il laisse la vedette à son beau-frère, quintal bouillonnant, à côté de qui Vic Mc Key passe pour une majorette anorexique. Rien que pour la scène du premier épisode où Jesse Pinkman demande à son éducateur s'il s'est déjà senti responsable de la mort de quelqu'un, BB mérite le détour.
• J'ai perdu un co-auteur. Un mail anodin et brutal. J'arrête. A travers cette décision c'est le quotidien des scénaristes qui se dessinent. Combien vivent réellement de leur travail ? Combien sont obligés de faire d'autres choses dans la vie ? Le choix que mon partenaire et néanmoins ami a fait, nous refusons de le faire pour l'instant. Mais pour combien de temps encore.
• Allez voir Kick-Ass. Attention c'est violent.
• Suis sur mille et un plans (télévision, anim, corpo, internet...). Obligés de prendre trois fois plus de projets qu'il faudrait pour être sûr de travailler convenablement. Qui a dit que la France était le pays des auteurs ? Ça devait être il y a très longtemps.
• J'ai perdu un co-auteur. Un mail anodin et brutal. J'arrête. A travers cette décision c'est le quotidien des scénaristes qui se dessinent. Combien vivent réellement de leur travail ? Combien sont obligés de faire d'autres choses dans la vie ? Le choix que mon partenaire et néanmoins ami a fait, nous refusons de le faire pour l'instant. Mais pour combien de temps encore.
• Allez voir Kick-Ass. Attention c'est violent.
• Suis sur mille et un plans (télévision, anim, corpo, internet...). Obligés de prendre trois fois plus de projets qu'il faudrait pour être sûr de travailler convenablement. Qui a dit que la France était le pays des auteurs ? Ça devait être il y a très longtemps.
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